Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 18:14

Comme je disais donc dans l'article précédent, mon métier me fait beaucoup voyager...

 

Je n'ai pas essayé mais c'est visiblement une recette sud-africaine, d'une grecque née en Egypte, puis grown-up aux USA, et immigrée en... Afrique du Sud... 

Bon aujourd'hui elle a qq années mais est charmante et m'a livré sa recette:

 

1,5kg de patate douce coupée en gros cubes

le zest d'un citron

env 200 grammes de sucre brun

un peu de cannelle...

 

je suppose qu'il faut immerger les PDT dans de l'eau et que cela réduise et caramélise... 

 

Vos comments sont les bienvenus sur les tests et améliorations à amener...

 

;)

 

Par ge'râle - Publié dans : voyages
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 18:05
Mon métier à cela de bon... il vous fait beaucoup voyager!!!!
Découverte de l'autre, de ses coutumes, des accents chantants, de la musique des langues... et souvent, un pot de confiture, une douceur ramenée d'Iran, de quelques mangues exquises d'Afrique occidentale, d'émoustillantes pistaches fumées de Turquie...
Bref et un jour, Madame E., tunisienne délicieuse, charmante m'amène un pot de sa Marmelade d'Oranges Amères... 
Un pur délice! alors je vous en fait part... 
 
 
      1kg d'oranges amères 
 
      700gr de mandarines (pas de clémentines!!!)
 
      1 pamplemousse
 
      1 citron
 
       2kg de sucre (env.)
 
       Jus d'un ou 2 citrons.
 
                   ******************************************
 
 Couper en très fines tranches,oranges,mandarines citron et pamplemousse (écorces et pulpe)
 
 Prélever tous les pépins, les mettre dans une gaze bien nouée
 
 Mettre le tout dans une grande casserole avec les pépins
 
 Couvrir d'eau et laisser reposer une demie-journée
 
 Mettre sur le feu et et bouillir 1h1/2 à 2 h.Oter du feu et laisser reposer quelques heures.
 
Peser la confiture et mettre le même poids de sucre
 
Ajouter le jus d1 ou 2 citrons selon le volume.
 
Faire bouillir en remuant et en écumant environ 1h30
 
La confiture doit être épaisse et dorée.
 
Mettre en pots(rincés à l'eau très chaude) Remplir à ras-bord et fermer chaud
 
 .......et se régaler !
     
Par ge'râle - Publié dans : voyages
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 17:32
Chers amis, voici une recette délicieuse, saine, simple, issue des talents culinaires de Kim, ma tante vietnamienne.

Vous aurez besoin pour ce faire:
1 sachet de galettes de riz
1 salade
Menthe poivrée
1 bouillon de poule
Vermicelles de riz fins
Carottes râpées
Cacahuètes
1 tête d ail
Crevettes cuites froides (les bios précuites de la Coop sont très bien)

Dans une poêle faire revenir ail haché dans un peu d huile.

Cuire les vermicelles et les refroidir dans un bol d eau froide

Mélanger une moitié d ail avec les vermicelles refroidis

L'autre moitié est à faire revenir avec les carottes râpées dans une poêle.
Laisser refroidir.

Disposer de 4 éponges plates carrées humides.

Disposer d un grand récipient d eau chaude du robinet.

Passer une galette dans l eau chaude puis la disposer à plat sur les éponges.

Disposer sur le centre de quelques feuilles de menthe
Poser une grande feuille de salade au dessus
I grosse cuillerée de vermicelle et de carottes par dessus
Quelques éclats de cacahuète
Deux crevettes coupées en deux dans le sens de la longueur

Plier le 1/3 inférieur sur le milieu
Rabattre les deux côtés
Rouler en partant du bas.

Rouler le tout dans du papier film plastique.
Réserver au frigo

Sauce (préparée qq heures à l avance)
1/6 nuoc mam
2/6 sucre
3/6 eau
Ajouter deux ou trois gousses d ail hachées
1 piment rouge haché
Un jus de citron vert

Dressez votre table avec un petit bol de sauce pour chaque convive pour baigner le nem à chaque bouchée!

Sain, revigorant, léger, gouteux!!!!!
Bon appétit.
Par ge'râle
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 10:56
Chers zamis,

Voici une petite recette simple et délicieuse, récoltée en allant faire mes courses au Vinam Food de la rue du Prieuré de Geneve...
La mère du propriétaire, me regardant tourner autour des rayons, me dit: "vous voulez faire un curry vert???? Ahhhh ça, ça va pas!!!!" de son délicieux accent asiatique...
Elle déambula avec moi entre les rayons...

"Vous avez poulet émincé? Poulet émincé avec grosse cuillère à soupe de sucre et nuoc mam... Celui là! Bien meilleur! Nunc mam pas mal... Bien partout autour poulet... (voulant dire que ça baigne pas, mais presque!)
Une nuit au frigo... C est mieux!"
Ça c'est donc la base de la recette: faire macérer une nuit le poulet émincé dans un jus de nuoc mam sucré...

Vous avez besoin:
aubergines thaï (coupées en 4)
Mini aubergines thaï (qui ressemble un peu à du petit muscat... Enfin admettons... Saveur amère inimitable...)
Feuilles de kaffir (sorte de laurier à la saveur citronnée) écrasées
Basilic thaï
Coriandre thaï
Pâte de curry vert
4 ou 5 beaux oignons
4 boîtes de lait de coco
1 boîte de pousses de bambou


Retirez les feuilles de kaffir du petit tronc, rincez les feuilles puis écrasez-les sommairement dans un mortier, ce qui libérera les saveurs à la cuisson de ces feuilles lustrées.

Dans un wok, faire rissoler des oignons avec un peu d'huile neutre.
Rajouter 3 cuillères à soupe de lait de coco et qq cuillères du mélange de curry vert.
Ajouter, en même temps, les feuilles de kaffir préalablement lavées et écrasées...

Après quelques minutes votre lait de coco épaissit: c'est le moment de gouter et de voir s il est assez fort... À ce stade, il doit l'être passablement sinon une fois plus dilué, il risquerait de devenir fade.

Ajoutez le poulet macéré et 3 ou 4 boites de lait de coco, selon le volume de poulet et de légumes.

Ajoutez les aubergines thaï coupées en 4 (n'oubliez pas d'en enlever la queue), les pousses de bambou ainsi que les petites aubergines thaï en grappe...

Rectifiez en nuoc mam et en poivre si nécessaire.

Surveillez la cuisson jusqu'à ce que les aubergines soient cuites (fermes et fondantes), le reste sera fatalement cuit.


Le tout doit ressembler à un gentil bain, savoureux, et onctueux...
Si le lait de coco tranche, c'est que la température de cuisson est trop élevée. Ajoutez une pire lait de coco et tout rentrera dans l ordre.
Au moment de servir, ajoutez sur les assiettes quelques ciselures de basilic et de coriandre thaï.
Les petites grappes d aubergines amères peuvent se déguster entières, moi j ai tendance à les écraser dans le lait de coco... Mais 3 ou 4... Pas plus...
Servez ce plat avec un bon riz thaï et ... Bon appétit bien sûr!
Par ge'râle
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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 18:44

078Une année depuis notre dernière venue...

L'Argentine fut au rendez-vous et nous avons pu savourer les charmes du sud et de la Patagonie notamment.

Charmes naturels à la pelle, juste à l'opposé de la publicité vivante que représente Mme Kirchner, présidente dudit pays, qui est à elle seule, une publicité pour Loréal et la chirurgie esthétique...

 

Une Aventure qui a bien commencé puisque notre vol Iberia fut à l'heure... Incroyable! J'avais presque envie de les remercier mais le retour m'a fait réviser mon opinion.

 

Un retour donc en Argentine avec le bonheur de découvrir le sud et la Patagonie en particulier.

Arrivée donc en après midi à Rio Gallegos, petite ville placée sur le fleuve éponyme.

Sur le tarmac, l avion présidentiel est stationné confirmant la venue de Mme Kirchner, en visite dans l'estancia familiale, qu'elle n'avait revue depuis le décès de son mari, lui même ex-président de la Nation... Mort subite qui la propulsera à l avant scène seule, elle qui dit-on fut posée là par son mari qui ne pouvait se représenter lui même pour le poste... Le pantin s est retrouvé donc seul, sans fil, sans maître... Enfin bon, qui suis-je pour parler de politique argentine... Il n en reste pas moins que ledit avion on le reverra à El Calafate, autre lieu de résidence des Kirchner... Quelques jours plus tard...

Ciel azuréen, vent qui remonte le canal face à nous et grands goélands qui passent tels des avions de chasse dans cette ville déjà déserte! Un atterrissage en somme un peu décevant.

Seule restera l image de ce port abandonné aux bateaux usés, perclus de rouille, échoués sur le flanc, symboles de l'agonie lente due au naufrage économique de cette portion du monde...

 

Départ pour El Calafate, en bus local... 4 heures de paysages plats, jaunis par le soleil, et par cette image dans ma tête et cette idée: "imagines-toi ici en hiver, avec le vent de l'Antarctique!"... Les pingouins blottis les uns contre les autres, luttants contre le froid, le blizzard, et finalement la mort et quelque part, l'idée qu'une maison doit se trouver là, quelque part à moins de 2 jours de marche... Bon, les pingouins y en a pas ici et puis il y a quand même un peu de vie et quelques estancias blotties au creux d'une montagne, entourant une éolienne, une antenne télé et 5000 têtes de bétail... Car oui c est ici que l on produit le "Cordero Patagon" si savoureux!

 

Arrivée à El Calafate dans une pension sans chi chi, El Cristal, mais avec une gentillesse d' accueil toute argentine, charme désuet, petite chambre, bien placée pour se ballader, faire un tour de vélo.

Ce tour, nous le ferons donc le lendemain, autour du Lago Argentino, avec des nuées de palmipèdes dont la fameuse oie patagone. Visite d' une réserve ornithologique, armés d objectifs de toutes tailles pour capturer les fameux flamands roses que l on retrouve du nord au sud des Andes. L'année dernière nous les vîmes à 4000 metres d'altitude à la Laguna Brava.

 

Première visite "touristique" et premiers touristes...

Bien installés près d' un petit lac, nous scrutions un drôle de couple formé par une oie patagone et une sorte d' aigle local, l air effarouché... Drôle de tableau, l'une broutant l'herbe rase et l'autre décrochant, de son bec acéré un asticot ou un insecte de belle taille...

Nous étions là installés face au vent, à bonne distance, les voyant chacun dans son rôlet drolatique... Malheureusement c'etait sans compter sur la plaie de toute observation ornithologique: non pas le temps orageux, ou la survenue d'un prédateur, non non, seulement deux cons de race italienne, la femelle parée de bijoux et d un t-shirt doré "dolce&gabanna" et le mari la suivant, l'air niais, la crête moins haute certainement, car chez les humains, c'est la femelle qui se pare le plus, enfin du moins depuis la fin du règne de Louis XIII...

121.JPG

Je m'égare... nous voyant installés, ils choisirent de venir à nous, quittant le chemin indiqué, afin de voir ce que nous convoitions... Mais non pas dans la discrétion mais avec moult commentaires, dans cette langue, que j aime au demeurant, mais avec emphase... Tant et si bien, que du fracas de ces perruches, le couple illégitime s'en fut, provocant l'ire de mon collègue d'infortune, qui s en allât directement dire par le menu ce que nous pensions de leur attitude...

Affaire promptement menée... Nous rappelant que la plaie du voyage est certainement celle que nous emportons involontairement avec nous d' Europe! Le soir même nous allions nous retrouver dans une parrillada qu'on nous avait conseillé "mi viejo" où nous allions assister au plus drôle des bals: La tablée d'à côté, américaine, était composée de 2 couples etats-uniens dont un des hommes était complètement affamé, cherchant à manger le plus vite possible la montagne de viande proposée dans cette parrillada! Mission impossible apparemment mais qu'il relevât avec une fougue qui nous fit rire beaucoup, et pas seulement nous.... Rapaçant de gauche et de droite ce que ces collègues laissaient à sa grande voracité! Incroyable sachant que la portion moyenne est d' environ 500 grammes...

 

Le lendemain de cette soirée nous nous rendîmes au Perito Moreno, qui fut un spectacle bien plus admirable... Nuance des bleus, paradis de glace et forêt de conifère majestueuse. Une marche paradisiaque sur le glacier, nous gratifiant d'un apéro "whiskey on the rocks locaux." Effectivement nos glaciers suisses paraissent bien petits face à ces géants dont on ne voit pas la fin... Seul le mur de glace de 80 mètres de haut sur deux kilomètres de large permet d imaginer le fracas que nous entendîmes lorsque, par chance, le front se disloquât en deux endroits, projetant dans le lac des blocs énormissimes!!!

 

Notre prochain lieu de visite fut El Chalten, village de base pour nos prochaines escapades pédestres à l assaut des cimes enneigées... Enfin c est de la pure invention, nous n'allions qu'au pied de ces géants pour en admirer toute la grandeur... Fitz Roy et Cerro Torre... Ballades incroyables au bord de lacs resplendissant, de rivières bordées de mousses et d'herbes folles... Des couleurs de rêve, le soleil, une nature majestueuse... Un délice.

 

De ce rêve andin nous repartîmes pour 2 heures de bus de retour sur El Calafate, puis encore 5 heures pour Rio Gallegos, puis arrivés là rebelotte pour 17 heures de bus de nuit... Pour arriver à Puerto Madryn.

 

Comment dire... Le pays est grand, c est certain... Mais très mal pensé aussi!

Imaginez que nous étions à Dijon et que nous voulions aller à Frankfurt en Allemagne... Mais pour ce faire nous serions passés par Lyon, Marseille Nice Turin bale Frankfurt... Tout cela parcequ'il n y a pas de transversale en Patagonie du sud... Enfin juste des routes de pierre...

Ce petit commentaire pour dire que l Argentine n'a plus de train ou presque (autour de Buenos Aires et le train de las nubes qui est parti en bas d'un ravin il y a deux hivers et n a jamais été réparé!), mais des liaisons de bus très confortables, qui cheminent sur des routes nationales parfois chaotiques...

Ceci explique les temps de trajet incroyables, en rapport avec la grandeur du pays, mais aussi des détours liés à l'esprit français qui prédominât jusqu à très récemment et qui fit de l Argentine un pays tourné sur son centre politique: Buenos Aires, qui n est ni son centre géographique, ni son centre historique. Ainsi tout y mène et tout en repart... La ville elle même se regarde et tourne le dos à la pseudo mer qui la borde: le boueux Rio de la Plata... Argent argent.... Pffff... De la boue, du limon, de l insalubrité...

Comme dirait mon ami cordobes Franco... "Buenos aires: nô!!!!! Es tan sucia!!!!"

 

Oui, car l histoire européenne de l'Argentine commence par l entrée des espagnols dans le pays par le Rio de la en 1516 pour trouver de l'or évidemment... Qu ils ne trouvèrent évidemment pas...

Chassés, c'est en 1536 qu'ils revinrent et nommèrent la ville de Nuestra Senora Santa Maria del Buen Aire... Bon air bon air... Euh ils n'en diraient pas autant aujourd'hui!

Je m'egare ...

 

Nous arrivons donc après une boucle énorme dans le sud de la Patagonie à Puerto Madryn, ville côtière charmante, bien dotée en parrilladas et en parillero... Dont un principalement... Mon dieu, il dégageait plus de chaleur que le feu du diable qu'il entretenait... je ne pourrais vous le décrire tant mon écriture n a pas l'éloquence d'un Balzac, mais son souvenir est resté dans ma tête aussi clair qu'une belle pleine lune en montagne, par temps dégagé!

Je m égare une fois de plus...

 

Donc Puerto Madryn fut notre base pour rayonner à la Péninsule Valdes...

Que dire si ce n'est que c est un désert terrestre et une oasis maritime incroyable pleine de lions de mer, des éléphants de mer et des manchots ainsi que des orques!

Lors de notre première visite à la pointe nord, nous vîmes une mère et son petit frôler le bord de mer rempli d'elephants de mer... Le spectacle fut majestueux, sachant que la péninsule est le seul lieu connu sur terre pour ses attaques d' orques qui s échouent volontairement pour prendre des lions de mers... Autant dire que nous étions là pour les admirer mais je n ai pas regretté qu'ils ne tentèrent rien...

Le lieu est magique et nous avons passé des heures à regarder les naissances de lions de mer, les engueulades interminables de ces stupides mâles, qui, du haut de leur tonne de gras, déblatèrent horriblement et manquent à chaque instant d'écraser leur progéniture sous prétexte de protection territoriale...

Bien sur nous avons beaucoup observé les manchots de Magellan, avec leur regard malicieux... Très à l'aise en mer, ils deviennent de vrais clowns sur terre, dépassant chacun de sa chacunière, lieu de ponte, de couvaison et de nourrissage de leur progéniture grisonnante et duveteuse.

 

Quelques jours dans ce désert de chemins de pierres qui nous valurent d'ailleurs une vitre latérale brisée par le dépassement incroyable de norvegiens... Drôle d' impression qu'une vitre qui se brise: bam, le coup, puis wrrrrrricht... Toute la vitre se brise en 1000 morceaux... Plus de peur que de mal, mais s en suivit une course poursuite car les mecs ont soit disant rien entendu, malgré nos appels de phare, Klaxon etc... Au résultat la vitre nous aura couté l équivalent de 30 frs suisses pour une polo neuve... Le problème n aura au moins pas grevé notre budget irrémédiablement!

 

Nous repartîmes après de belles journées ensoleillées passées à admirer le spectacle de la nature, de la vie et de ces animaux que nous admirons et qui semblent nous regarder eux aussi de leurs grands yeux songeurs. Que pensent-ils de nous, comment nous voient-ils? Il est clair que dans ce lieu préservé, ce sont nous qui sommes derrières des barrières, et qui observons leur liberté et c'est tellement mieux ainsi.

 

Nous laissions donc la Patagonie pour rejoindre notre Cordoba chérie...

En déplaise aux portenos, on surnomme Cordoba de "la Linda" parce qu'elle est belle et "la Docta" parce qu'elle fut le lieu d'implantation d'une forte colonie de jésuite après la région de Missiones, au nord de l'Argentine, et qu'on y construisit la deuxième université du Continent Américain, après celle de Lima...

 

Fondée en 1573, sous le nom de Cordoba de la Nueva Andalucia, Cordoba est la deuxième ville du pays et ne possède pas d' accès à la mer et en est très distante. Elle fut créée pour être l étape entre le Alto Peru, la Bolivie actuelle, et les mines de Potosi, et la mer (buenos Aires)...

Les estancias destinaient leurs activités à l'agriculture et surtout l'élevage de mules pour le transport des minerais... Bien sur les Jésuites évangélisèrent les populations indiennes, les exploitèrent tant et plus... Enfin rien de plus ni de moins que dans les autres coins du monde que nous avons conquis...

 

Petite anecdote d'une historienne concernant nos interrogations: à Cordoba, se rencontrent beaucoup de blancs... Des blancs comme des italiens, ou des espagnols du sud... Pas des descendants de suédois ou d'Ecossais comme à Buenos Aires... Non des blancs, basanés... Et puis beaux comme des dieux! Et puis peu d'indiens...

Et elle de nous répondre ceci: "les espagnols sont venus, et puis ils cherchaient de l'or, cultivaient les terres... Tout cela nécessitait beaucoup de main d'œuvre! Les indiens ... Il y en avait, mais ils n'étaient pas très enclins au travail, alors les africains furent amenés en masse ici...

Les blancs avaient donc des esclaves noirs, des indiens avec un statut un peu meilleur.

Le maître avait une femme, blanche, et des maitresses noires ou indiennes, avec qui il avait des enfants, reconnus mais qui bien sur n'avaient pas accès a l héritage.

 

En somme trois siècles se passèrent et le mélange de race se fit... Et puis la guerre d'indépendance vit le jour... Les noirs devant, les métisses à l'arrière et les blancs sur la colline... Ça vous rappelle quelque chose Solférino?

Et ben voilà, on avance en ligne et on tire dans le tas...

Et bien des noirs, à la fin des guerres d'indépendance il n'y en avait plus! Et des indiens plus guère non plus... Les épidémies auront tué bien vite les plus faibles qui restaient, puis on fit appel aux italiens pour blanchir la race et surtout bosser...

 

Voici donc, selon elle, avec un sens rare de la dérision sur des sujets si sensibles,  comment on en est venu à se peuple, fort beau, qui se dit européen, italien ou espagnol, mais qui est issu pour beaucoup de ce mélange de blanc d' indien et de noir...

Rien à redire: ils sont très, mais très très beaux!

 

Ainsi donc, hormis la magnificence des monuments jésuites, on respire à Cordoba, un air doux et suave, partout les allées sont bordées d' arbres dont les branches ploient sous le poids des fleurs, et le canal Suquia rafraichit les rues baignées de ce soleil argentin...

Visite bien sûr de deux estancias jésuites (Santa Catalina et Jesus Maria) en plus de Alta Gracia visitée l'année précédente... Santa Catalina est un petit miracle de pureté baroque... La région qu'elle régissait est très verdoyante, pleine de ruisseaux et d'oiseaux: un ravissement. Balades autour du Lago San Roque, mais aussi visite au nord de la province de la maison de Atahualpa Yupanqui, et des peintures rupestres non loin de là. Periple aussi à la maison d'enfance du Che qui était Argentin... Son parcours, lui petit bourgeois, étudiant de médecine qui voyagera tout d'abord dans son pays et se rendra compte de la misère des indiens natifs... Même si on peut ne pas adhérer à tout dans sa philosophie et son combat, j admire le parcours humain de cet homme qui en Afrique pour la petite histoire, laissa tomber la rébellion car il sentait la mésorganisation et le fond de guerre tribale qui y régnait...

528.JPG

Enfin le voyage se termina à Buenos Aires que j aime pour des attaches personnelles, mais qui n'ont rien avoir avec la ville: chaotique et belle, exhubérante, et sì, Franco, es sucia!

Ainsi donc un beau voyage en terre argentine, pleine de belles rencontres et de paysages divins, d'hommes et de femmes hauts en couleurs, avec leur "cheeeeee culiao" à la bouche et le sourire aux lèvres!

 

Argentina te quiero!

Par ge'râle - Publié dans : voyages
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